Longévité : comprendre le vieillissement et ce qui l'influence
La longévité est devenue en quelques années un sujet de recherche, un secteur économique et un thème de conversation courant. Derrière le mot se trouvent deux questions distinctes : combien de temps vit-on, et combien de ces années passe-t-on en bonne santé. Ce guide fait le point sur ce que la science sait du vieillissement, sur les facteurs qui influencent la durée de vie et sur les pistes de recherche en cours.
Durée de vie et durée de vie en bonne santé
En France, selon le bilan démographique de l'Insee, l'espérance de vie à la naissance atteignait en 2025 85,9 ans pour les femmes et 80,3 ans pour les hommes, en hausse de 0,1 an par rapport à 2024. Elle a progressé d'environ trois mois par an pendant une grande partie du XXe siècle, grâce au recul de la mortalité infantile, aux progrès de l'hygiène, de la vaccination et des traitements, puis à la baisse de la mortalité cardiovasculaire aux âges élevés. Cette progression a nettement ralenti depuis les années 2010.
Un second indicateur est de plus en plus utilisé : l'espérance de vie sans incapacité, qui estime le nombre d'années qu'une personne peut espérer vivre sans être limitée dans les activités de la vie quotidienne. Selon la DREES, elle s'établissait en 2024 à 64,1 ans pour les femmes et à 63,7 ans pour les hommes à la naissance. À 65 ans, une femme pouvait espérer vivre encore 11,8 ans sans incapacité, et un homme 10,5 ans.
L'écart entre ces deux indicateurs correspond aux années vécues avec une limitation d'activité, plus ou moins importante. Il est plus grand chez les femmes, qui vivent plus longtemps mais passent aussi davantage d'années avec des incapacités. C'est cet écart que vise la notion anglaise de « healthspan », par opposition au « lifespan » : pour une grande partie des chercheurs du domaine, l'objectif prioritaire est d'allonger la période de vie en bonne santé plutôt que la durée de vie elle-même.
Pourquoi vieillit-on
Le vieillissement correspond à une accumulation progressive de dommages et de dérèglements dans les cellules et les tissus, qui réduit la capacité de l'organisme à maintenir son équilibre et à répondre aux agressions. Il est le principal facteur de risque de la plupart des maladies chroniques : maladies cardiovasculaires, cancers, maladies neurodégénératives, diabète de type 2.
En 2013, les chercheurs Carlos López-Otín, Guido Kroemer et leurs collègues ont proposé dans la revue Cell une classification de neuf « caractéristiques du vieillissement » (hallmarks of aging), devenue une référence. Ils l'ont mise à jour en 2023, en portant la liste à douze. Pour figurer dans cette liste, un mécanisme doit apparaître avec l'âge, son aggravation expérimentale doit accélérer le vieillissement, et son atténuation doit le ralentir, au moins chez l'animal.
Les douze caractéristiques sont les suivantes. L'instabilité génomique correspond à l'accumulation de lésions dans l'ADN. L'attrition des télomères désigne le raccourcissement des extrémités protectrices des chromosomes au fil des divisions cellulaires. Les altérations épigénétiques sont des modifications des marques chimiques qui contrôlent quels gènes sont actifs. La perte de protéostase décrit la moindre capacité des cellules à maintenir des protéines correctement repliées et fonctionnelles. L'altération de la macroautophagie concerne le système de recyclage interne des cellules. La dérégulation de la détection des nutriments touche les voies qui ajustent le fonctionnement cellulaire à l'apport alimentaire, comme les voies de l'insuline ou de mTOR. Viennent ensuite le dysfonctionnement mitochondrial, qui affecte les centrales énergétiques des cellules, la sénescence cellulaire, c'est-à-dire l'accumulation de cellules qui ne se divisent plus mais restent actives et sécrètent des signaux inflammatoires, et l'épuisement des cellules souches, qui limite le renouvellement des tissus. Les trois dernières sont l'altération de la communication entre cellules, l'inflammation chronique de bas grade, parfois appelée « inflammaging », et la dysbiose, c'est-à-dire le déséquilibre du microbiote.
Ces mécanismes sont liés entre eux : un dommage à l'ADN peut conduire à la sénescence, qui entretient l'inflammation, laquelle perturbe à son tour la communication entre cellules. C'est l'une des raisons pour lesquelles il paraît peu probable qu'une intervention unique agisse sur l'ensemble du vieillissement.
La part des gènes
On entend souvent que la longévité se transmet dans les familles. C'est en partie vrai, mais la part attribuable aux gènes est plus faible qu'on ne l'a longtemps pensé. Les études anciennes sur les jumeaux et les familles estimaient l'héritabilité de la durée de vie entre 15 et 30 %.
En 2018, une équipe de Calico et d'Ancestry a publié dans la revue Genetics une analyse d'arbres généalogiques couvrant des centaines de millions de personnes nées au XIXe siècle. Les chercheurs ont constaté que la durée de vie des conjoints était presque aussi corrélée que celle des frères et sœurs, alors que les conjoints ne partagent pas leurs gènes. Ce phénomène s'explique par le fait que les couples se forment souvent entre personnes de milieux et de modes de vie proches. Une fois cet effet pris en compte, l'héritabilité réelle de la durée de vie ressort nettement en dessous de 10 %.
Les gènes jouent un rôle plus marqué dans la longévité exceptionnelle : les centenaires et supercentenaires présentent plus souvent certaines variantes génétiques, et la longévité extrême se concentre davantage dans certaines familles. Pour la grande majorité de la population, la durée de vie dépend toutefois surtout de l'environnement, des conditions de vie, du mode de vie et de l'accès aux soins.
Les « zones bleues »
L'expression « zones bleues » a été popularisée au milieu des années 2000 par le journaliste Dan Buettner et des démographes, dont le Belge Michel Poulain, pour désigner des régions où la proportion de centenaires semblait particulièrement élevée : la province de Nuoro en Sardaigne, l'île d'Okinawa au Japon, la péninsule de Nicoya au Costa Rica, l'île d'Icarie en Grèce et la communauté adventiste de Loma Linda en Californie. Les modes de vie observés dans ces régions ont des points communs : une activité physique quotidienne intégrée aux tâches, une alimentation majoritairement végétale, des liens familiaux et communautaires forts.
Ce concept fait aussi l'objet de critiques. Le démographe Saul Newman a montré que, dans plusieurs pays, les records de très grande longévité sont plus fréquents là où l'état civil est peu fiable et où la pauvreté est élevée, ce qui suggère qu'une partie des âges déclarés pourrait être erronée. Par ailleurs, l'espérance de vie à Okinawa a reculé par rapport au reste du Japon depuis que l'alimentation et les modes de vie de l'île se sont occidentalisés. Ces débats n'invalident pas l'intérêt des modes de vie observés, qui rejoignent ce que montrent d'autres études, mais ils invitent à ne pas considérer les zones bleues comme une démonstration scientifique à elles seules.
Les facteurs les mieux documentés
Le tabac
Le tabac reste le premier facteur évitable de mortalité prématurée. L'étude des médecins britanniques, qui a suivi plus de 34 000 médecins de sexe masculin pendant cinquante ans, a montré que les fumeurs réguliers vivaient en moyenne environ dix ans de moins que les non-fumeurs. Elle a aussi montré que l'arrêt apportait un bénéfice à tout âge : arrêter vers 30 ans permettait de retrouver quasiment l'espérance de vie d'un non-fumeur, et arrêter à 60 ans permettait encore de gagner environ trois ans.
L'activité physique et la capacité cardiorespiratoire
L'activité physique régulière est l'un des facteurs les plus fortement associés à la longévité. Une étude de la Cleveland Clinic publiée en 2018 dans JAMA Network Open, portant sur 122 007 patients ayant réalisé un test d'effort, a montré que les personnes ayant la meilleure capacité cardiorespiratoire avaient un risque de décès environ cinq fois plus faible que celles ayant la plus basse, sans plafond observé. Une méta-analyse de 15 cohortes publiée en 2022 dans The Lancet Public Health a associé un nombre de pas plus élevé à un risque de décès inférieur de 40 à 53 %, avec un bénéfice qui se stabilisait vers 6 000 à 8 000 pas par jour après 60 ans et vers 8 000 à 10 000 pas avant 60 ans.
La force musculaire compte également. Sa diminution avec l'âge, appelée sarcopénie lorsqu'elle devient importante, est associée à la perte d'autonomie et aux chutes. Les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé pour les adultes associent au moins 150 à 300 minutes d'activité d'intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d'activité soutenue, et des exercices de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine, avec des exercices d'équilibre pour les plus de 65 ans.
Côté nutrition, la vitamine D contribue au maintien d'une ossature normale et le magnésium contribue à réduire la fatigue. Notre Duo Vitamine D3 & Bisglycinate de magnésium associe les deux, avec 25 µg de vitamine D3 et 300 mg de magnésium par jour.
Le sommeil
Les sociétés savantes de médecine du sommeil recommandent aux adultes de dormir au moins 7 heures par nuit de façon régulière. Les études d'observation associent un sommeil habituellement court, mais aussi très long, à un risque plus élevé de mortalité, sans que le sens de la relation soit toujours clair pour le sommeil long, qui peut être le signe d'une maladie sous-jacente.
Les relations sociales
Le lien entre relations sociales et longévité est moins connu, mais les données sont importantes. Une méta-analyse publiée en 2010 dans PLOS Medicine par Julianne Holt-Lunstad et ses collègues a rassemblé 148 études portant sur 308 849 personnes suivies en moyenne 7,5 ans. Les personnes ayant des relations sociales plus solides avaient une probabilité de survie supérieure de 50 % à celles dont les relations étaient faibles ou insuffisantes. L'ampleur de cette association est comparable à celle d'autres facteurs de risque bien établis. Depuis, l'isolement social et la solitude sont reconnus comme des enjeux de santé publique par plusieurs autorités sanitaires, dont l'Organisation mondiale de la santé.
L'alcool
La consommation d'alcool est associée à de nombreux cancers et maladies chroniques. En France, Santé publique France et l'Institut national du cancer recommandent, pour limiter les risques, de ne pas dépasser deux verres par jour et dix verres par semaine, et de ne pas consommer d'alcool tous les jours. Les études récentes remettent en cause l'idée ancienne d'un effet protecteur d'une consommation modérée.
Alimentation et restriction calorique
La restriction calorique, qui consiste à réduire durablement l'apport énergétique sans provoquer de carences, prolonge la vie de nombreux organismes de laboratoire, de la levure à la souris. Son effet chez les primates a donné des résultats divergents selon les études, en partie en raison de différences de protocole et d'alimentation.
Chez l'être humain, l'essai de référence est CALERIE, financé par l'Institut national du vieillissement américain. Pendant deux ans, 220 adultes en bonne santé et sans obésité ont été répartis au hasard entre un groupe invité à réduire ses apports de 25 % et un groupe témoin. Les participants ont réduit en moyenne leurs apports d'environ 12 %. En 2023, une analyse publiée dans Nature Aging a mesuré le rythme de vieillissement biologique à l'aide d'un indicateur fondé sur la méthylation de l'ADN, appelé DunedinPACE : il était ralenti de 2 à 3 % dans le groupe en restriction. Deux autres horloges biologiques, PhenoAge et GrimAge, n'ont pas montré de changement significatif. Ces résultats sont intéressants mais ne permettent pas de conclure à un allongement de la durée de vie humaine, et une restriction calorique prolongée n'est pas adaptée à tout le monde, en particulier aux personnes âgées pour lesquelles la dénutrition est un risque important.
Pour l'alimentation au quotidien, les travaux épidémiologiques convergent vers un profil proche de celui dit « méditerranéen » : beaucoup de légumes, de fruits, de légumineuses, de céréales complètes, de fruits à coque et d'huile d'olive, du poisson, peu de viande transformée, de produits ultra-transformés et de sucres ajoutés. Ce profil correspond aussi aux recommandations du Programme national nutrition santé.
Les fruits et légumes sont la principale source de vitamine C de l'alimentation. La vitamine C contribue au fonctionnement normal du système immunitaire, à réduire la fatigue et à la formation normale de collagène pour la peau et les os. Notre Vitamine C Bio apporte 80 mg de vitamine C par jour, issue de l'acérola.
Mesurer l'âge biologique
L'âge chronologique indique le temps écoulé depuis la naissance ; l'âge biologique cherche à estimer l'état de fonctionnement de l'organisme. Deux personnes de 60 ans peuvent en effet présenter des états de santé très différents.
Les outils les plus étudiés sont les horloges épigénétiques, qui estiment un âge à partir de la méthylation de l'ADN en certains points du génome. La première horloge largement utilisée a été publiée en 2013 par le chercheur Steve Horvath. D'autres ont suivi, comme PhenoAge et GrimAge, conçues pour mieux prédire le risque de maladie et de décès, et DunedinPACE, qui estime une vitesse de vieillissement plutôt qu'un âge. D'autres approches combinent des analyses sanguines courantes, des mesures de la fonction physique ou de la rigidité des artères.
Ces outils sont précieux pour la recherche, parce qu'ils permettent d'évaluer une intervention sans attendre des décennies. Leur usage individuel reste plus discuté. Les résultats peuvent varier selon le laboratoire et la méthode, les différentes horloges ne réagissent pas de la même façon à une même intervention, comme l'a montré l'essai CALERIE, et un âge biologique « rajeuni » sur un test n'a pas encore été démontré comme équivalent à un allongement réel de la vie en bonne santé.
Les pistes de recherche
La recherche sur le vieillissement s'est fortement développée depuis une quinzaine d'années, avec des financements publics et privés importants. Plusieurs pistes font l'objet d'études.
La rapamycine et la voie mTOR
La rapamycine est un médicament immunosuppresseur. En 2009, une étude publiée dans Nature par le programme américain Interventions Testing Program a montré que son administration à des souris à partir de 600 jours, soit l'équivalent d'environ 60 ans chez l'être humain, prolongeait leur durée de vie de 14 % chez les femelles et de 9 % chez les mâles, mesurée à l'âge où 90 % des animaux étaient décédés. C'était la première démonstration qu'un médicament débuté tard dans la vie pouvait allonger la durée de vie d'un mammifère. Chez l'être humain, les essais restent limités, et la rapamycine a des effets indésirables importants ; elle n'est utilisée qu'en médecine sur prescription.
La metformine
La metformine est un traitement ancien du diabète de type 2. Des études d'observation ont suggéré que les patients diabétiques traités par metformine avaient une mortalité comparable, voire inférieure, à celle de personnes non diabétiques, ce qui a conduit à proposer l'essai TAME (Targeting Aging with Metformin). Cet essai prévoit de suivre plus de 3 000 personnes de 65 à 79 ans pendant six ans dans 14 centres américains, afin de vérifier si la metformine retarde l'apparition des maladies liées à l'âge. Il n'a pas encore démarré faute de financement complet.
Les sénolytiques
Les sénolytiques sont des molécules conçues pour éliminer les cellules sénescentes. Chez la souris, leur élimination améliore plusieurs fonctions et, dans certains modèles, allonge la durée de vie. Les premiers essais chez l'être humain sont de petite taille et portent sur des maladies précises ; leur efficacité et leur sécurité sur le long terme ne sont pas établies.
Le NAD+ et ses précurseurs
Le NAD+ est une molécule impliquée dans le métabolisme énergétique des cellules, dont les niveaux diminuent avec l'âge chez l'animal. Des précurseurs comme le NMN ou le nicotinamide riboside augmentent ses niveaux sanguins chez l'être humain, mais les essais cliniques publiés à ce jour, souvent courts et de petite taille, n'ont pas démontré de bénéfice clinique clair. En Europe, le NMN relève du statut de nouvel aliment : l'EFSA a rendu en mai 2026 un avis favorable sur la sécurité d'une forme de NMN à 300 mg par jour chez l'adulte, hors grossesse et allaitement, l'autorisation relevant ensuite de la Commission européenne.
La reprogrammation cellulaire
Enfin, des travaux dérivés des découvertes de Shinya Yamanaka, prix Nobel 2012, explorent la possibilité de « rajeunir » partiellement des cellules en réactivant temporairement certains gènes. Ces recherches, menées par plusieurs sociétés de biotechnologie et laboratoires académiques, en sont encore au stade préclinique.
Longévité et compléments alimentaires
Le marché de la longévité s'accompagne d'une offre croissante de produits présentés comme « anti-âge » ou « pro-longévité ». En Europe, le règlement (CE) n° 1924/2006 n'autorise sur les denrées alimentaires, y compris les compléments alimentaires, que les allégations de santé évaluées par l'EFSA et inscrites sur la liste de l'Union. Aucune allégation autorisée ne porte à ce jour sur l'allongement de la vie, le ralentissement du vieillissement ou le rajeunissement de l'âge biologique. Les allégations autorisées concernent des fonctions précises de l'organisme et un nutriment donné, à une dose donnée.
Les compléments alimentaires sont destinés à compléter une alimentation normale et ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Les pharmaciens et les médecins peuvent aider à évaluer l'intérêt d'un complément dans une situation particulière, et à vérifier l'absence d'interaction avec un traitement.
Nos compléments en lien avec ces thèmes
Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Les allégations indiquées sont celles autorisées au niveau européen pour les vitamines et minéraux et, pour les plantes, celles en cours d'évaluation dont l'usage est admis, aux doses précisées sur les fiches produits.
Duo Vitamine D3 & MagnésiumLa vitamine D contribue au maintien d'une ossature normale ; le magnésium contribue à réduire la fatigue.Voir le produit
Vitamine D3 2000 UILa vitamine D contribue au fonctionnement normal du système immunitaire et au maintien d'une ossature normale.Voir le produit
Vitamine C Bio 80 mgLa vitamine C contribue au fonctionnement normal du système immunitaire et à la formation normale de collagène pour la peau et les os.Voir le produit
Sélénium 150 µgLe sélénium contribue au fonctionnement normal du système immunitaire et à protéger les cellules contre le stress oxydatif.Voir le produit
PQQ 3+1Fortucell® PQQ, Red Orange Complex™, collagène d'œuf ESM®, acide hyaluronique, L-ergothionéine, vitamines B3, B5 et B6. 20 ampoules buvables.Voir le produit
Ce que disent les données aujourd'hui
Les facteurs dont l'association avec la durée de vie et la vie en bonne santé est la mieux établie sont connus depuis longtemps : ne pas fumer, pratiquer une activité physique régulière combinant endurance et renforcement, limiter l'alcool, dormir suffisamment, avoir une alimentation majoritairement végétale et peu transformée, entretenir des relations sociales, et bénéficier d'un suivi médical permettant de dépister et de traiter tôt l'hypertension, le diabète ou certains cancers. Plusieurs de ces facteurs dépendent aussi des conditions de vie, de revenus et de travail, ce que montrent les écarts d'espérance de vie entre catégories sociales.
La recherche sur les mécanismes du vieillissement progresse rapidement et pourrait déboucher sur de nouveaux traitements. À ce jour, aucune molécule, aucun appareil et aucun protocole n'a démontré chez l'être humain qu'il allongeait la durée de vie en bonne santé au-delà de ce que permettent ces facteurs.
Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien. Consultez un professionnel de santé avant de modifier significativement votre alimentation ou votre activité physique, en particulier en cas de traitement en cours, de grossesse ou de problème de santé.
Sources
- Insee, « Bilan démographique 2025 », Insee Première n° 2087, janvier 2026.
- DREES, « L'espérance de vie sans incapacité à 65 ans est de 11,8 ans pour les femmes et de 10,5 ans pour les hommes en 2024 », Études et résultats, 2026.
- López-Otín C. et al., « Hallmarks of aging: An expanding universe », Cell, 2023.
- Ruby J. G. et al., « Estimates of the Heritability of Human Longevity Are Substantially Inflated due to Assortative Mating », Genetics, 2018.
- Doll R. et al., « Mortality in relation to smoking: 50 years' observations on male British doctors », BMJ, 2004.
- Mandsager K. et al., « Association of Cardiorespiratory Fitness With Long-term Mortality Among Adults Undergoing Exercise Treadmill Testing », JAMA Network Open, 2018.
- Paluch A. E. et al., « Daily steps and all-cause mortality: a meta-analysis of 15 international cohorts », The Lancet Public Health, 2022.
- Organisation mondiale de la santé, « Lignes directrices sur l'activité physique et la sédentarité », 2020.
- Holt-Lunstad J. et al., « Social Relationships and Mortality Risk: A Meta-analytic Review », PLOS Medicine, 2010.
- Waziry R. et al., « Effect of long-term caloric restriction on DNA methylation measures of biological aging in healthy adults from the CALERIE trial », Nature Aging, 2023.
- Harrison D. E. et al., « Rapamycin fed late in life extends lifespan in genetically heterogeneous mice », Nature, 2009.
- American Federation for Aging Research, « TAME: Targeting Aging with Metformin ».
- EFSA, « Safety of beta-nicotinamide mononucleotide (β-NMN) pursuant to Regulation (EU) 2015/2283 », EFSA Journal, 2026.
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