Le foie et le biohacking
Sommeil, nutrition, jeûne, activité physique, suivi biologique : le biohacking cherche à mieux comprendre son organisme pour en prendre soin. Le foie intervient dans presque chacun de ces leviers, alors qu'il est rarement cité.
Ce que recouvre le biohacking
Dans sa version grand public, le biohacking désigne un ensemble de pratiques mesurables pour prendre soin de sa santé : alimentation, sommeil, activité physique, gestion du stress, exposition à la lumière, suivi de quelques marqueurs biologiques. L'idée est d'observer, d'ajuster, puis de mesurer à nouveau. Le foie est au centre de plusieurs de ces pratiques, parce qu'il gère l'énergie de l'organisme entre les repas.
Le jeûne et le jeûne intermittent
Pendant un jeûne, c'est le foie qui libère le glucose de ses réserves de glycogène, puis qui fabrique du glucose neuf et des corps cétoniques à partir des graisses quand le jeûne se prolonge. Le passage d'un carburant à l'autre, appelé parfois « bascule métabolique », se produit en général entre 12 et 36 heures sans manger, selon les réserves et l'activité.
En 2019, Rafael de Cabo, du National Institute on Aging, et Mark Mattson, de l'université Johns Hopkins, ont publié dans le New England Journal of Medicine une synthèse sur le jeûne intermittent. Ils y décrivent les effets observés chez l'animal et chez l'humain sur la sensibilité à l'insuline et d'autres marqueurs, tout en soulignant que les études humaines restent souvent de courte durée et que l'adhésion sur le long terme est difficile. Le jeûne ne convient pas à tout le monde, notamment pendant la grossesse, en cas de diabète traité ou d'antécédent de troubles du comportement alimentaire.
Le sommeil et les horaires de repas
Le foie possède sa propre horloge biologique, réglée en grande partie par les heures des repas. Des repas réguliers, un dîner pris quelques heures avant le coucher et au moins 7 heures de sommeil sont parmi les leviers les plus simples et les mieux étayés. Lire notre article sur le foie et le sommeil.
Les apports en protéines
Les régimes riches en protéines, fréquents chez les sportifs et dans le biohacking, augmentent la quantité d'azote à éliminer. Le foie la transforme en urée par le cycle de l'urée, décrit en 1932 par Hans Krebs et Kurt Henseleit à l'université de Fribourg-en-Brisgau. C'était le premier cycle métabolique identifié en biochimie. L'urée est ensuite éliminée par les reins : boire suffisamment fait partie des mêmes repères.
Le glutathion
Le glutathion est l'un des principaux antioxydants fabriqués par l'organisme, et le foie en produit une grande partie. Il intervient dans la transformation de nombreuses substances et dans la défense des cellules contre les molécules oxydantes. Il fait partie des molécules les plus étudiées dans le domaine du vieillissement et de la performance.
Les compléments
Les substances apportées par les compléments alimentaires passent elles aussi par le foie. Choisir des produits dont la composition est connue, dont les plantes sont identifiées et l'origine tracée, et respecter les doses indiquées fait partie d'une démarche rigoureuse. Une substance plus concentrée n'est pas forcément mieux tolérée, et cumuler de nombreux produits multiplie le travail du foie. En cas de traitement médicamenteux, il est utile d'en parler à son médecin ou à son pharmacien.
Mesurer
Un bilan hépatique fait partie des analyses sanguines courantes : il mesure plusieurs enzymes du foie, dont les transaminases et la gamma-GT. Le médecin peut le prescrire et en interpréter les résultats. Comme pour les autres marqueurs du biohacking, c'est l'évolution dans le temps qui donne le plus d'informations.
Dans notre gamme
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Desmodéine®
Le Desmodium favorise le fonctionnement hépatique. -
L-Glutathion réduit 300 mg
Le glutathion est fabriqué en grande partie par le foie. Notre forme réduite est dosée à 300 mg. -
Ashwagandha Bio
L'ashwagandha améliore la résistance au stress du corps et aide l'organisme à faire face au stress.
Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain.
Références
- de Cabo R., Mattson M. P. Effects of intermittent fasting on health, aging, and disease. New England Journal of Medicine, 2019, 381(26), 2541-2551.
- Krebs H. A., Henseleit K. Untersuchungen über die Harnstoffbildung im Tierkörper. Hoppe-Seyler's Zeitschrift für physiologische Chemie, 1932.
- Cahill G. F. Fuel metabolism in starvation. Annual Review of Nutrition, 2006.
Article à visée informative, rédigé par l'équipe Flora Natura. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin. Dernière mise à jour : octobre 2026.
Le foie, notre spécialité : notre filière et notre gamme · Le guide du Desmodium adscendens